"On ne perd rien à être poli sauf sa place dans le métro." (Tristan Bernard)

Publié le par Océanes

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          Le métro, c’est un must de la vie parisienne. Qui n’a jamais pris le métro ne peut pas comprendre la mentalité et le mode de vie parisiens : c’est un moyen de transport qui fait partie de l'histoire de Paris depuis plus d’un siècle. Le « métropolitain » comme on l’appelait à l’époque, fut mis en service lors de l’Exposition universelle de 1900 et reliait 8 stations entre la Porte Maillot et la Porte de Vincennes : il symbolisait alors l’avant-gardisme de la capitale de la France, même si le métro avait déjà fait son apparition dans d’autres capitales.

Aujourd’hui, le métro s’est étendu à quatorze autres lignes et est relié au réseau régional par le RER : il fait désormais partie intégrante du paysage urbain et de la vie quotidienne des plus de 2 millions de parisiens, sans compter les habitants de la couronne d’Ile de France. Comment les usagers considèrent-ils le métro ?

Le métro, on l’aime et on le déteste tout à la fois. Aux heures de pointe, il est quasiment impossible de respirer correctement tant vos poumons sont écrasés dans votre cage thoracique coincée entre deux corps étrangers. C’est aussi aux heures de pointe que l’on essaye d’éviter les mains baladeuses – pardon, mamzelle, j’l’ai vraiment pas fait exprès.

Comme le disait Philippe Jaenada, « il n’y a pas de meilleur endroit que le métro pour haïr l’humanité ». Et c’est vrai qu’on est trèèèèès rapidement de mauvaise humeur dans le métro : rien qu’à cause de notre voisin qui fait profiter de la musique de son portable à toute la rame, ou à cause de celle qui pousse tout le monde pour pouvoir sortir sans avoir dit pardon, ou encore à cause de la mamie qui fait un scandale si vous ne lui offrez pas votre siège (alors qu’il en reste encore de libres) dans la seconde où elle entre dans le wagon…

Dans le métro, il fait toujours chaud : désavantage en été - il fait assez chaud comme ça dehors - et désavantage en hiver - vive le rhume quand on sort de la bouche de métro en tee-shirt avant de renfiler rapidement son gros pull et son manteau. Morale : pour le métro, il faut prévoir plusieurs couches ou ne le prendre qu’au printemps quand la température est la même à l’intérieur qu’à l’extérieur !

Mais finalement, le métro, on est quand même bien content qu’il soit là. Grâce à lui, on peut traverser Paris sans effort en une demi heure. Grâce à lui, on évite les embouteillages le matin et le soir pour aller travailler. Grâce à lui, on peut se déplacer librement, visiter Paris, le tout en goûtant aux joies de la vie parisienne avec ses habitants pressés, de mauvaise humeur, toujours fatigués et toujours stressés.

Marcel Jouhandeau disait : « si je perdais ma bibliothèque, j’aurais toujours le métro et l’autobus. Un billet le matin, un billet le soir et je lirais les visages ». Le métro est en effet le reflet de la diversité de la ville, du mélange de tout et de tous. Le rappeur MC Solaar fait rencontrer ses héros d’un film imaginaire dans le métro. Et je n’ai jamais trouvé de film aussi amusant que celui qui consiste à imaginer la vie de ses compagnons de quelques instants, le temps d’un trajet dans le métro.

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