"L’écologie est aussi et surtout un problème culturel. Le respect de l’environnement passe par un grand nombre de changements comportementaux." (Nicolas Hulot)
Après les accords de Grenelle de 1968 en pleine crise sociale, économique et finalement politique, voici les accords de Grenelle de 2007 sur… l’environnement ! Hé oui, le sujet à la mode chez les bobos du Quartier Latin devient un réel problème que le gouvernement prend sérieusement en compte de manière nationale. S’il est vrai que le système terrestre se réchauffe de manière toute naturelle, il est aussi certain que les actions récentes de l’homme ne font que contribuer à cette évolution. Il s’agit donc de se mettre au travail !
Mon objectif n’est pas de donner un compte-rendu exhaustif du travail réalisé par les associations, les employeurs et l’Etat qui bûchent depuis près d’un mois sur ce projet de Grenelle environnemental. Je voudrais plus précisément évoquer les mesures qui nous touchent principalement dans notre vie quotidienne, bien que les huit recommandations du gouvernement nous concernent tous en tant que citoyens.
En ce qui concerne les déchets, on a déjà mis en place dans plusieurs communes le tri sélectif : pour l’instant, les recommandations du gouvernement concerne plutôt le but à atteindre que les moyens à employer. On pourrait penser pour cela à plus d’information sur ce qui peut ou non être recyclé chez soi ou sur ce qui peut être collecté dans des points commerciaux précis (en veillant bien sûr à relever régulièrement cette collecte : on a tous le souvenir du récipient plein à craquer de bouchons en plastique…). D’autre part, indiquer ce à quoi notre tri va servir, ce qu’il va permettre de fabriquer, peut être motivant, notamment pour les plus jeunes…
Pour ce qui dépend de l’utilisation des moyens de transport, je ne suis pas convaincue par la proposition de baisser les limitations de vitesse – cela change-t-il réellement quelque chose à la pollution ? – ni par celle de doter les voitures d’une « éco-pastille » et d’un bonus en fonction de leur émission de CO2 – le prix des voitures les moins polluantes étant généralement plus élevé, cette mesure ne serait vraiment pas équitable. Je suis plus favorable, pour ma part, au développement des pistes cyclables et des couloirs de bus dans les grandes villes : le Vélib’ est déjà une bonne chose et les projets de Bertrand Delanoë pour Paris semblent abonder dans ce sens mais les couloirs de vélo sont encore trop peu nombreux (il suffit de regarder le plan disponible sur Internet). Emprunter les transports en commun fait même gagner du temps, vu les embouteillages monstres dans les grandes agglomérations, mais il faudrait pour cela étendre et intensifier le réseau des transports en lointaine banlieue, ce qui n'est pas près de se faire…
La dernière mesure qui nous concerne au quotidien est celle du bâtiment qui produirait plus d’énergie qu’il n’en consomme : c’est une proposition d’autant plus intéressante qu’elle est innovante, puisqu’elle concerne tous les appareils de grande consommation présents dans une maison lambda, mais elle est encore peu connue du grand public. Je ne pourrais pas moi-même en déterminer précisément les tenants et les aboutissants mais l’idée des maisons productrices d’énergie est vraiment une voie à explorer si l’on veut donner ses chances à l’avenir de la Terre…