"Parfois, ce n’est pas en aidant quelqu’un qu’on peut le mieux l’aider." (André Mathieu)
L’Afrique … C’est le continent que je veux découvrir, virus transmis par un être cher à mon cœur. Continent inconnu, submergé par les généralités à son sujet, et pourtant si riche de diversité, de culture, de changement pour nous. Je ne pourrais pas en parler précisément, puisque je ne connais rien de plus sur l’Afrique. Je veux garder ce sentiment de dépaysement et d’émerveillement que l’on ressent lorsque l’on débarque dans un pays inconnu.
L’Afrique est souvent liée dans nos esprits à l’aide humanitaire : les pays les plus pauvres du monde se concentrent dans cette zone et les aides mondiales manquent, notamment parce que les catastrophes humaines sont peu médiatisées sur le long terme. Les ONG se démènent donc sur ce continent et font souvent appel à des particuliers bénévoles venant des pays industrialisés.
Cet appel au dévouement et au don de soi est généralement entendu par les jeunes adultes ou encore adolescents qui ont en eux cet idéal presque chrétien du respect et de la reconnaissance en l’autre. Pourtant, ils ne sont pas forcément utiles aux organisations sur place : en effet, ils sont généralement peu formés, sans spécialité ni métier, et n’ont pour la plupart d’entre eux jamais vécu de situation de crise ou de choc. Leur présence sur les lieux de catastrophes humaines représente donc souvent plus un fardeau qu’une aide pour les ONG.
Adolescente, je voulais moi aussi partir vers ce continent inconnu, pour aller aider ceux qui avaient besoin de moi et avoir le sentiment d’un but dans ma vie, de faire quelque chose d’utile. Cela m’a pris du temps pour comprendre que cette expérience aurait été inutile voire mauvaise pour moi et pour les organisations de bénévoles. J’attends donc patiemment d’avoir des acquis théoriques et pratiques pour m’envoler vers cette destination du mystère...