"La ville permet de voir sans être vu et d’être vu sans voir." (Serge Daney)

Publié le par Océanes

Article-17--Berlin.jpg



         Puisque qu’il est aujourd’hui impossible d’ouvrir un journal sans voir la figure de notre superprésident adoré, qui est à l’instant même en train de lécher les bottes de nos voisins d’outre-Atlantique, je ne vais cette fois pas m’inspirer de l’actualité pour composer mon article, mais plutôt de ma petite vie personnelle à moi. Rien d’inintéressant, je vous rassure (du moins, je l’espère). Je vais tout simplement déclarer ma flamme à une ville vers laquelle j’ai de grandes chances de m’envoler aux vacances de février (histoire de décompresser avant les concours…).

         Historique avant tout, puisqu’elle a été le centre des conflits les plus importants de la guerre froide, elle porte en elle les marques d’une vie passée et à venir, campée sur ses fondements historiques pour mieux se développer de manière dynamique et moderne. Je veux parler de Berlin, la capitale de l’Allemagne. Souvent considérée comme grise et froide, la ville est en réalité parsemée de parcs, de canaux et de lacs, tous très bien aménagés et généralement envahis par les étudiants à l’arrivée des beaux jours.

         Ses monuments constituent le souvenir de la division de la ville pendant la guerre froide : le Berliner Dom, le musée de Pergame, Unter den Linden, la porte de Brandebourg, l’Alexanderplatz, la Fernsehturm et le Rote Rathaus, pour ne citer que les plus connus, sont les symboles restants de la RDA. A l’ouest, on trouve la Siegessäule, le Schloss Bellevue, le Kurfürstendamm (Kudamm pour les intimes), le Zoologischer Garten, le palais du Reichstag, le KaDeWe et le château de Charlottenburg.

Rien ne sert de les énumérer, il faudrait se balader dans les rues de Berlin pour être baigné par l’atmosphère de ces lieux historiques et par cette ambiance estudiantine qui y règne. Car Berlin est aussi un haut lieu de la jeunesse (avec quatre universités très réputées) et de la fête : les lieux abandonnés en plein centre-ville ont attiré beaucoup d’artistes qui y cultivèrent la musique underground et techno. Certains immeubles désertés sont occupés par des artistes alternatifs, ce qui fait de Berlin une ville très ouverte sur la culture et la fête (L’Ours d’or pour le cinéma, la Love Parade pour la techno ont lieu à Berlin).

C’est une ville que j’ai découverte quand j’avais 12 ans à l’occasion d’un trop court séjour dont je garde un souvenir émerveillé. J’y suis retournée il y a quatre ans mais dans le cadre d’un échange de famille, ce qui laisse donc moins de liberté. Je compte cette fois-ci me faire une idée un peu plus précise de cette ville que je connais peu mais que j’adore déjà, en observant de l’intérieur la vie berlinoise

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
P
C'est un billet très bien écrit et dont la lecture est agréable.2 petites remarques :en fait il me semble que le Reichtag bien qu'à l'ouest était en zone de no man's land car trop près de la porte de Brandenburg. Il n'a été restauré qu'apès la chute du mur. Je me souviens l'avoir eventré et en ruine en 1971 depuis Berlin Est.nous sommes allés en week end à Berlin il y a 4 ans ?
Répondre